L'art du cuivre en Tunisie

L’art du cuivre ou la dinanderie, est un artisanat ayant pour principaux centres les deux villes Kairouan et Tunis qui s’est ensuite répandu petit à petit dans d’autres villes en Tunisie. La richesse et la diversité de cet art sont dues essentiellement au savoir faire des artisans, transmis de génération en génération. On les reconnait rien qu’au martellement si caractéristique de leurs instruments. A longueur de journée, le dinandier s’adonnait aux opérations de martelage, dressage, traçage et façonnage, pour faire épouser à la matière la forme qui lui est prédestinée.

La production, répondant à l’origine à une demande locale, comblant un besoin plus utilitaire que décoratif, offrait grâce à la grande facilité du façonnage du cuivre, une gamme d’objets de formes et de dimensions très variables. Autant de choix que de formes de produits en cuivre destinés surtout à un usage domestique tel que l’alimentation (chaudrons, couscoussiers, marmites, seaux, pillons, brocs, plats…) et la toilette (bains, ablutions…), que l’on fabriquait et vendait au souk.

Cet artisanat a finit au fil des siècles, par adopter des techniques décoratives. Les riches notables de Tunis aimaient enrichir ce métal et adoucir sa sobriété par des motifs de décorations en profondeur ou en relief. La Tunisie s’adonne jusqu’à présent à cette technique qui a la particularité de rechausser la beauté de l’objet en cuivre.

Aujourd’hui, la dinanderie Tunisienne s’est ouverte à l’influence étrangère, plus particulièrement pour la décoration. L’utilisation de cuivre s’évolue, tout en gardant la touche orientale, en fabriquant : des luminaires en acier, des appliques murales, des miroirs et d’autres articles de décorations.